Méthodes participatives

Reflect s’appuie sur un large éventail de méthodes participatives pour mettre en place un environnement ouvert et démocratique dans lequel chacun peut apporter sa contribution.

Les outils visuels élaborés par les praticiens DRP (diagnostic rural participatif) sont particulièrement intéressants et peuvent fournir une structure pour le processus. Ce sont des cartes, des calendriers, des matrices, des rivières, des arbres ou toutes sortes d'autres diagrammes. Parmi les nombreuses autres méthodes participatives utilisées, on peut citer le théâtre, les jeux de rôles, le chant, la danse, la vidéo et la photographie. De nouvelles techniques novatrices sont constamment mises au point.

Comment utiliser les méthodes participatives ? Le groupe ou l’animateur détermine l'outil le plus approprié à un moment donné, et l'adapte aux besoins. Les outils fournissent une structure au processus Reflect, ils stimulent la discussion et aident les participants à créer leurs propres matériels d’apprentissage. La force de Reflect repose sur le respect des connaissances et des expériences des participants, une démarche qui s’intéresse à ce que les gens savent plutôt qu’à ce qu’ils ne connaissent pas. L’idée de s’appuyer sur des méthodes participatives pour permettre à chacun de s’exprimer et se faire entendre dans le cadre d’un processus structuré d’apprentissage fait partie intégrante de l’approche Reflect, tout comme l’analyse des relations de pouvoir.

Risques liés à l’usage de méthodes participatives : Le grand défi consiste, non pas à utiliser des méthodes participatives, mais à déterminer comment les utiliser. Les processus participatifs doivent être considérés comme des catalyseurs et non comme des substituts du débat, et les outils ne doivent jamais constituer une fin en soi. Par ailleurs, en ignorant les relations de pouvoir, il existe un risque que celles-ci soient utilisées à des fins de manipulation, de manière injuste ou dommageable. Les praticiens Reflect savent pertinemment qu’il est impossible d’utiliser ces méthodes dans le cadre d’une approche basée sur les droits qui aide véritablement les gens à s’assumer, si l’on néglige les questions de pouvoir.

Le respect des connaissances et des expériences de chacun constitue un point de départ fondamental, mais il faut aussi veiller à ne pas idéaliser cet aspect en limitant les participants à une analyse à l’échelon local. Les méthodes participatives doivent être utilisées pour relier la microanalyse à la macroanalyse.